MOT DU PRESIDENT N°34

10 novembre 2008 - 00:00

Notre début de saison continue à être perturbé par l’action de certains hommes. En effet, deux faits nous interpellent et demandent à nos capacités de réflexion et de décision, un effort soutenu. Nous ferons une approche, la plus objective possible, de la situation de deux catégories et l’action que deux éducateurs, en particulier, ont eu.

En senior, notre équipe a de la peine à démarrer sa saison. Nos catégories de moins de 15 ans et moins de 18 ans ont eu, elles aussi, du mal à se mettre en place.

Pour ce qui est des seniors, tout semblait bien se passer. Des stages de préparations ont été mis en place. Les joueurs et l’encadrement ont été sérieux pendant toute cette période de préparation. Mais l’arrivée des compétitions est venue nous prouver que quelque chose n’allait pas. Les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Notre façon de jouer, si elle était belle, s’est montrée irréaliste.

Chez nos 15 ans et 18 ans, nous avons eu l’impression que nous n’avions pas d’équipe les saisons précédentes. Tout a été à refaire. Le sérieux et la renommée de notre club seraient les atouts qui permettent d'être présent dans ces deux catégories.

Quand nous avons débuté ce mot, nous avons mentionné l’action des hommes. Cette action qui est indispensable, peut s’avérer positive mais aussi très négative. Elle est positive à partir du moment où les hommes acceptent de s’oublier pour ne penser sincèrement qu’à la structure. C’est, et nous le croyons, à ce moment que le terme « ABNEGATION » prend tout son sens.

Dans le cas des seniors, comme dans celui des deux autres catégories, le positif s’est rapidement transformé en négatif. Chaque fois, un cadre s’est montré sous son meilleur jour, d’une disponibilité sans égal, d’une attention qui nous a semblé pouvoir servir d’exemple. Mais au bout du compte, les joueurs semblent avoir été seulement l’instrument de leurs ambitions personnelles. La similitude va jusqu’à leur approche, leur comportement au moment de la décision. En effet dans un premier temps, tous deux se sont mis dans la position de l’offensé. Ils se sont désolidarisés du groupe. Ils sont entrés inévitablement en conflit entre eux, voyant chez l’autre ce qu’il y a de plus mauvais chez lui. Puis, ils ont tous deux utilisés une forme de chantage. Puis, dans un geste qui pourrait sembler instinctif, ont fait mine de quitter le navire en espérant sûrement que, par crainte, la structure allait plier et passer par leurs caprices d’enfant gâté ou frustré.

Pour la section senior, le risque a été réel. Si nous n’y avions pas pris garde, le découragement aurait pu s’installer dans le groupe, compte tenu de sa moyenne d’âge, son manque d’expérience. L’avantage que nous avons eu dans cette catégorie, c’est que le « virus » était récent. La structure a produit des anticorps qui nous l’espérons sauront résoudre le problème.

Pour ce qui concerne les deux autres catégories, l’élément perturbateur était dans la place depuis deux saisons déjà. Il a eu le temps de voir les choses de l’intérieur. Il s’est occupé d’une catégorie avant de demander à prendre la responsabilité de la seconde. Nombre de jeunes des deux catégories ont subi son influence. Son action qui s’est apparentée à celle d’un « gourou » a eu une influence malfaisante sur ces jeunes. Bon nombre d’entre eux sont perturbés, car tous les espoirs qu’il avait fait naître chez eux, se sont transformés en frustrations, il n’ayant pas les moyens de les réaliser.

Cette fois encore la structure a su réagir. De nouveaux jeunes affluent de partout. Nous pouvons l’affirmer, il y aura bien une équipe dans chacune des catégories. Elles vont avoir les résultats qu’elles auront, nous saurons les accepter à leur juste valeur compte tenu de tout ce que nous venons de relater.

Pour ce qui concerne les seniors, la reprise en main se poursuit. Les résultats ne sont pas encore au rendez-vous. L’action de son élément perturbateur a duré plus de deux mois. Il reste au responsable nommé de mettre en place un plan qui nous permettra d’être plus réaliste, de jouer selon les moyens de nos joueurs, de ramener de stabilité dans le groupe, mais aussi à la victoire seul gage de confiance et de satisfaction en sport. Le beau jeu sans résultat ne procure qu’une joie éphémère qui souvent rapidement fait place au découragement surtout chez des jeunes joueurs et chez des joueurs plus âgés venus se relancer.

Comme tout dans notre monde, le « positif » est souvent concurrencé par le « négatif », « l’ombre » n’est que l’autre face de la « lumière ». Il y a toujours en face de ces éléments perturbateurs et perturbés, des hommes qui agissent seulement guidés par l’amour de ce qu’ils font. Dans notre encadrement, nous en avons qui ont ce profil. C’est peut être en les voyant fonctionner, que les uns et les autres, nous retrouvons le courage nécessaire à la poursuite de l’action. Notre action se nourrit de la leur. Nous les en remercions. Nous n’allons pas les citer car, ils sauront se reconnaître.

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Commentaires

MOT DU PRESIDENT

13 octobre 2016 01:11

MOT DU PRESIDENT
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