Mot du Président N°43

2 février 2009 - 00:00

Quand nous échangeons sur notre football, nous avons l’impression qu’il est depuis quelques années à la croisée des chemins. Tout comme notre société, il a du mal à se situer. Les joueurs ont peu de repères. Dans le fond, les acteurs de notre sport, qu’ils soient dirigeants ou pratiquants, s’interrogent sur le cadre que nous devons adopter. Revenir à une notion stricte de l’amateurisme, rester dans la situation actuelle mais de la faire évoluer ou aller vers un cadre se rapprochant de celui du professionnalisme.
L’amateurisme au sens strict du terme suppose, une pratique ludique du sport, une absence de rémunération, une absence d’ambition et de représentation de la Guyane dans les compétions extérieures. Qui dit approche ludique, dit rythme d’entraînements en rapport avec les objectifs, donc diminution du nombre de séances, réduction de l’intensité, peu d’obligations en matière de formation de cadres et de jeunes. Adopter une telle attitude témoignerait d’un désir de régression.
Le cadre actuel avec quelques améliorations serait à notre avis le meilleur. Les améliorations devraient intervenir au niveau des structures sportives d’entraînement, comme à celui des rencontres officielles. Un apport financier serait lui aussi le bien venu.
Quant à une évolution vers le professionnalisme, nous n’osons y penser car, sans les améliorations que nous venons de mentionner il ne peut y avoir de transitions vers le versement de salaires et indemnités comme le suppose ce statut.
Le problème principal est-il dans le choix du cadre ? Ne devient-il pas secondaire, quand nous constatons que peu d’attention est apporté à ce que nous appellerons les fondamentaux de la réussite : la formation des cadres – la formation des jeunes – l’organisation de compétitions attractives – l’incitation à des compétitions extérieures.
Sans développement de toutes ces actions, il ne peut y avoir que régression, médiocrité et absence d’ambition. Ne serions-nous pas déjà dans ce cas de figure ? Effectivement, il n’y a pratiquement plus de formation de cadres techniques localement depuis deux saisons. Nos championnats de jeunes retombent dans l’indifférence générale. Il y a de moins en moins de compétitions attractives, tels le tournoi des clubs champions d’outre mer, la CONCACAF ou la CFU. Tous les ingrédients d’un appauvrissement sont en place. Nous ne tarderons pas à en voir les effets. Nous serions peut être tenté de penser que nous y sommes. Nous avons encore en mémoire les récents échecs de notre représentant en Coupe de France et les récentes pitoyables productions de nos deux seules sélections encore en activité.
Pourtant, nous n’avons pas le choix, pour ne pas décevoir les anciens qui se sont battus pour nous affilier à la FFF, la CONCACAF, le CFU. Nous n’avons pas le choix, nous devons continuer, en souvenir de nos succès anciens qui, il est vrai, nous semblent déjà bien loin. Au nom de tous ces succès, le football Guyanais son Comité Directeur en tête, devraient relever le défit et voir un peu plus loin que la rencontre de la semaine. Il y a deux façons de progresser. Certains marchent en regardant la pointe de leur chaussure, d’autres en gardant la tête haute le regard fixé sur l’horizon. La première qui semble celle de beaucoup d’entre nous, réduit nos perspectives, tandis que la seconde montre la détermination de celui qui veut atteindre des objectifs par avance définis.
Il y a des réalités qui parlent plus que tous les grands discours tenus sur les médias et ailleurs. Un dirigeant qu’il soit de club ou de Ligue en quittant ses fonctions se doit de faire un bilan du temps passé à la tête de la structure. Sans faire de très gros efforts de mémoire, nous pensons que le Docteur HENRIOT et Georges CHAUMET se souviennent sûrement encore de l’épopée de la Sélection de la Guyane rivalisant avec le Grand Surinam de l’époque. Le Président BANNIS doit temps à autre penser à la victoire de la Sélection de la Guyane au célèbre tournoi des BALCK STARS, des prestations du Geldar de Kourou en Coupe de France et de celle de l’USL Montjoly en CONCACAF. Le Président LAFONTAINE doit lui aussi avoir gardé dans un coin de sa mémoire la qualification de la sélection de Guyane à Cayenne en SHELL CUP devant la Martinique, la Guadeloupe et le Surinam mais aussi de l’épopée de l’US SINNAMARY. Pour notre part nous avons encore en souvenir la qualification en DIGICEL CUP de notre sélection en terre martiniquaise devant la sélection locale, celle de la Guadeloupe et celle de la Dominique.
Dans ce tableau manque le Président GAILLOUX. Il avait pourtant bien réussi avec l’US Sinnamary. Mais, quand il a pris la Présidence de la Ligue il a eu le malheur d’avoir à ces cotés des collaborateurs qui n’ont jamais connu la victoire ou la gestion d’un grand club, je veux citer, notre cher Président actuel de notre Ligue et son Vice Président. Le seul fait marquant de leur mandat a été ce haut fait qui a consisté à faire forfait en SHELL CUP à domicile (du jamais vu). Nous avons une crainte c’est d’être témoin de l’incapacité de notre Comité Directeur de Ligue à écrire une nouvelle page de l’histoire de notre football. Nous craignons aussi que cette incapacité nous entraîne dans la médiocrité la perte du capital confiance qui fait les grands.

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