Mot du Président de section n° 55

7 mai 2009 - 15:51

Depuis le premier mars 2009, nous avons été élu aux plus hautes fonctions de notre association. Cela à terme nous obligera à prendre de la distance avec la gestion au quotidien de la section football, pour nous consacrer à l'ensemble des affaires de l'association. Nous avons commencé à investir cette nouvelle fonction en échangeant sur la gestion au quotidien de toutes les sections.

C'est dans cette perspective qu'il nous a été donné d'assister à la rencontre des play-off de volley ball. Ce genre d'occasion nous prouve que tous les sports partagent des choses mais, gardent des particularités. Ce qu'ils partagent, La montée d'adrénaline à Chaque but au football, chaque panier au basket, chaque point au volley. La déception du perdant, la joie du vainqueur. Mais les différences existent et sont importantes. Le nombre de points au basket peu aller jusqu'à cent d'un coté ou de l'autre. Au Volley dans un même match il peut avoir pas moins de cinq sets ponctués d'une multitude de points. Mais au football une bonne rencontre peut se solder par un zéro - zéro, sans pour cela être de piètre qualité. Un autre élément vient encore faire différence. Les sports de mains se jouent généralement dans des structures couvertes, à l'abri des intempéries, (soleil, pluie, aire de jeu défectueuse). Ce qui est le lot des sports de plein air, comme le football.

Nous avons entendu au hall, des éducateurs de football exprimer leur admiration devant les progrès accomplis par le volley ball. Ils sont allés jusqu'à dire que, pendant que le football s'enlisait et montrait des signes d'appauvrissement dans la qualité, les sports de main eux progressaient. Cette réflexion a été reprise par les journalistes qui assistaient à la compétition.

Comme nous l'avons déjà écrit, le constat est simple à faire. Mais il doit être suivi d'un « Après ». Il serait souhaitable d'aller plus loin et de passer à l'analyse et éventuellement aux perspectives. Cela pourrait être un sujet de réflexion intéressant pour la commission technique de la Ligue de football. Cette commission qui semble avoir trouvé le moteur qui lui faisait défaut de depuis des décennies. En effet Jaïr KARAM nous paraît motivé. Il semble animé du désir de relever le challenge. Nous espérons qu'il trouvera à ses cotés des hommes partageant effectivement ses objectifs car, seul il ne pourra pas mener à bien son action. Des conditions que son prédécesseur Marie Rose CAREME n'a pas trouvé en son temps, combattu par ses plus proches. Nous craignons que les mêmes esprits ne viennent perturber ce qui est en train de se mettre en place, d'autant que ceux qui devraient être les promoteurs de cette action ne semblent pas animés de la volonté nécessaire, je veux parler de nos actuels dirigeants de Ligue.

Pour revenir à la comparaison hâtive qui a été faite entre les sports de mains et le football, il faudrait pousser la comparaison jusqu'aux conditions de préparation, au nombre de joueurs ou joueuses que chaque éducateur a en charge, selon le sport pratiqué, le nombre d'heures dont disposent l'éducateur. Il faudrait aussi se pencher sur le mode de déroulement de la saison dans Chaque sport. Certains d'entre eux permettent aux équipes de faire le dos rond pendant une bonne partie de la saison, pour porter l'estocade lors de cette phase finale. Le club peut avoir terminé dernier de la phase qualificative de sa poule et sortir champion au terme de la finale. Certains sports vont même jusqu'à tolérer la participation de joueurs jouant dans d'autres championnats étrangers. Imaginer que les deux finalistes de la Coupe de Guyane fasse revenir le temps de ce match un joueur évoluant dans un championnat de France.

Cela dit, nous n'oublierons pas que l'avenir de notre football est effectivement en danger. Comment fera-t-il pour assurer le remplacement de ses cadres, si les formations sont régulièrement annulées, si ce secteur de notre football n'est pas une priorité pour nos dirigeants. Ce n'est pas le coup médiatique d'il y a quelques jours, relatif au déroulement d'une formation dans l'ouest de la Guyane qui va nous éblouir. Cette annonce était destinée à un autre auditoire que celui du monde du football. Nous savons tous qu'il y a un monde entre le début de la formation qui vient d'être dispensée et celle du Brevet d'Etat qui est exigé pour encadrer une équipe senior. Nous ne disons pas par là, que le football n'a pas besoin d'éducateurs de tous niveaux. Nous nous souvenons que le Bulletin officiel de notre Ligue pendant quatre ans présentait en première page le programme de formation des éducateurs. Cette décision avait été prise pour sensibiliser les dirigeants et tous les lecteurs du bulletin. Cela traduisait par là, l'intérêt que les anciens dirigeants de notre Ligue témoignaient à la formation des cadres et au respect qu'ils avaient pour cette fonction, même si le premier d'entre eux, s'ingéniait à dire le contraire.

Nous terminerons en souhaitant aux acteurs du football de reprendre confiance, de croire en leur sport et en eux mêmes. C'est cette confiance qui permettra à contribuer à la reprise de la marche en avant de la discipline, marche en avant stoppée depuis maintenant cinq saisons.

A SUIVRE

 

Commentaires

MOT DU PRESIDENT

13 octobre 2016 01:11

MOT DU PRESIDENT
Nous sommes enfin entrés dans le vif du sujet. Comme nous le savons tous, l’un des faits majeurs de ce début de saison est l’élection en vue du renouvellement du Comité Directeur de notre Ligue de Football. Nous n’oublierons pas l’autre fait majeur,... Lire la suite

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