COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVES LA ?

27 avril 2010 - 13:01

 

Il y a des signes qui ne trompent pas. Nos institutions sont en panne. Le dicton veut que « l’exemple vienne d’en haut ». Ce n’était pas le cas samedi, mais aussi depuis quelque temps. Comment dans ce cas peut-on exiger des autres une conduite exemplaire, un respect des textes et de ceux que nous avons élus. Comme je l’ai écrit depuis fort longtemps, l’anarchie est déjà dans la place.

 

L’assemblée générale extraordinaire de samedi n’a pu se tenir faute de quorum.  Naturellement, les fautifs sont tout désignés : les Présidents de clubs. Nous serons, de nouveau, convoqués, cette fois sans obligation de quorum.

 

Cette situation demande réflexion et analyse. Neuf clubs seulement étaient représentés. Mais que dire de l’absence des deux tiers du Comité Directeur qui pourtant, étaient nos hôtes. Le plus inquiétant était de constater l’absence du Trésorier Général et celle de son suppléant, alors que l’unique point de l’ordre du jour était, la présentation et le vote des comptes financiers de notre Ligue.

 

Comment interpréter l’absence des Membres du Comité Directeur :

 

-         Est-ce volontaire ?

-         Est-ce un manque de respect pour les représentants de clubs ?

-         Est-ce le résultat de l’ambiance « chaleureuse » qui règne dans le Comité Directeur ?

-         Est-ce vraiment l’anarchie pressentie ?

 

Du coté des clubs,

 

-         Un manque de confiance des Dirigeants de clubs pour le Comité Directeur

-         Une déception causée par des promesses non tenues

-         La gène d’avoir réélu des représentants si peu représentatifs

-         Le peu d’intérêt pour ce qui se passe dans notre Ligue

-         Une certaine lassitude devant des situations successives qui ne concourent en rien au retour de la confiance

 

Nous reprendrons quelques points évoqués plus haut, pour tenter de comprendre. L’absence de plus de la majorité des membres du Comité Directeur, vient apporter la preuve que, ce que nous avons écrit dans notre dernière chronique était vrai. Par contre l’absence du Trésorier Général et son adjoint pourrait s’expliquer, par un manque de courage à affronter les clubs, ou par l’assurance que les comptes allaient être votés sans débat, ou par une forme de démission à laquelle on ne veut pas donner le nom.

 

En fait, toutes ces absences sont regrettables et traduisent un mal plus profond qu’il n’y paraît, malgré des déclarations médiatiques empreintes de frivolité. En effet l’absence des Représentants de clubs, ainsi que celle des membres du Comité Directeur, nous interpellent.

 

Pour ce qui concerne l’indifférence des clubs, elle peut être le résultat d’un mode de fonctionnement qui a été instauré dans notre Ligue depuis six ans. En effet, les Présidents de clubs ont été tenus à l’écart de la gestion du football. L’information ne circule pas. Il n’y a jamais de compte-rendu de réunions du Comité Directeur. Il n’y a plus de parution du bulletin officiel de la Ligue. Il n’y a jamais de compte-rendu de déplacements de sélections, de membres du Comité Directeur, ou autres délégations. Cette mise à l’écart des Présidents de clubs avait vraisemblablement été décidée et mise en place pour contrer toute velléité d’opposition. Elle a conduit à la situation que nous connaissons maintenant. Ces méthodes sont celles utilisées par des « apprentis sorciers » ou des « petits dictateurs ».

 

Ce comportement a aussi conduit au retrait de beaucoup de bénévoles qui oeuvraient dans les commissions. Certains ont oublié que ces bénévoles acceptent de donner de leur temps au détriment de leurs clubs, de leurs familles et d’autres activités. Ce don qu’ils font au football guyanais, loin d’être encouragé par le Comité Directeur de la Ligue et surtout certains de ses membres les plus influents, a souvent  été gratifié d’un certain mépris.

 

D’autre part, l’attitude de certains membres du Comité Directeur qui sont en même temps Présidents de clubs, a de quoi entretenir un sentiment d’injustice. En effet, les clubs sont victimes de carences flagrantes, de prises de décisions autoritaires et partisanes, « d’abus de position ».

 

La mise en lumière de deux cas récents, va nous permettre de tenter de mesurer le désarroi dans lequel se trouvent les clubs. Il y a quelques mois, une commission décide de faire reprogrammer une rencontre. Aucun des clubs intéressés ne fait appel. Le Président d’un Club qui est, par ailleurs, un élu du Comité Directeur, fait appel arguant que la décision défavorisait son club. La Commission d’appel en toute logique a rejeté cette requête. La semaine dernière, ce même Président mécontent d’une nouvelle décision, ayant retenu la leçon de l’affaire précédente, a écrit au Président de la Ligue absent (qu’il remplaçait), pour lui demander de faire appel de la décision. Evidemment coiffant sa deuxième casquette, il a fait appel, sûrement avec la bénédiction du titulaire, qui ne peut rien lui refuser.

 

Ces cas révèlent des problèmes de fond et de forme. Sur le fond il y a celui de la pertinence de la démarche. Dans la forme, la décision de faire appel devrait être prise en Comité Directeur. Car en la matière, c’est en effet le Comité Directeur dans son ensemble qui donne mandat à son Président. Quand à la pertinence d’une pareille décision sur le fond, elle devrait être motivée et concerner des faits graves portant atteinte à l’image de la Ligue, d’un de ses officiels, ou à l’intérêt supérieur du football guyanais. Elle ne doit en aucun cas, voler au secours d’un club, fut-il celui d’un membre du Comité Directeur et, encore moins quand c’est le cas.

 

Tous les voyants sont au rouge. Le Comité Directeur ne se réunit plus. Le Président est dans une situation instable (si tenté elle n’ait jamais été stable), les commissions sont inexistantes ou quand elles existent, elles fonctionnent difficilement en raison du manque d’assistance de la Ligue. Les passe-droits, même sous le couvert légal, sont légions. Les décisions importantes sont prises par les mêmes, sans réflexion, ni concertation. Nous sommes au mois d’avril,  toutes les Ligues bien constituées ont déjà tracé les contours de la future saison, en tenant compte des objectifs arrêtés.

N’y a-t-il pas de quoi être inquiet quant à notre avenir ?

 

 

 

                                                                                                                   A. JUDICK

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