les chroniques du Président

1 septembre 2010 - 15:54

Encore une fois, nos craintes se sont avérées. Le début de cette saison ressemble comme prévu aux précédents. Ces craintes faisaient déjà l'objet de mots ou chroniques antérieurs. Dans ceux-ci, j'ai chaque fois tenté, avec un maximum d'objectivité, d'analyser les faits du moment. Mon ancienneté dans le milieu et mon désir de participer à la vie de notre sport m'ont poussé, à vous faire part régulièrement du fruit de mes réflexions.
Il y a eu d'abord les quelques remplacements intervenus au sein du Comité Directeur de la Ligue. A mon avis, cela ne devrait rien apporter à notre quotidien. Ces remplacements bien que réglementaires, ne pouvaient emmener les changements importants dont a besoin notre sport. Il s'agissait sûrement d'une manœuvre destinée à occuper les esprits pendant un certain temps, pour nous distraire et nous éloigner un temps de l'essentiel : « de la poudre aux yeux ».
Devant toutes ces manœuvres de bas étage, comment rester en témoin passif. Je ne voulais pas avoir à me reprocher un jour ce silence complice. Le but est d'alerter sur la chute lente mais inexorable de notre football. Quelques faits devraient nous interpeller. Les saisons passent mais les comportements demeurent : « manque de respect : pour les dirigeants de clubs, pour la parole donnée, pour les écrits, pour les engagements pris », « légèreté et improvisation coupables lors des prises de décisions importantes ». Il en résulte, une situation subie pas tous, des actions menées en faveur de certains au détriment de l'intérêt général.
Il me vient immédiatement à l'esprit un exemple : la confusion totale dans laquelle s'est terminée la dernière saison. Les classements officiels n'ont pas été diffusés, donc pas homologués par le Comité Directeur. Le fait de citer dans un document le nom des clubs champions et vice-champions en PH et DH, ne remplace pas des classements homologués. Nous ne sommes pas dupes, cette information nous a été donnée parce qu'elle était nécessaire à l'élaboration du calendrier de DH. Que l'on ne se trompe pas, quand les textes parlent de classements, ils visent toutes les compétitions organisées par la Ligue dans la saison (jeunes - seniors - football diversifié - féminines).
Pour ce qui concerne ce début de la saison, au mois de juin nous avons cru à une avancée. Nous avons été informés avant la parution du projet de calendrier, de la date de début des compétitions officielles de la saison. Mais, ce n'était malheureusement qu'une « douce illusion ». Comme dans un « tango », le pas en avant précède les deux pas en arrière. La date initiale du 11 septembre, sans explication donnée, a été remplacée par celle du 24 septembre pour début de la seule DH. De plus nous avons eu droit à une nouveauté qui ne va pas dans le sens de l'amélioration ou de la cohésion du football. En effet le projet de calendrier de cette DH a été adressé électroniquement aux seuls clubs de cette division. C'est à croire qu'aux yeux de certains, les autres acteurs n'avaient pas droit à l'information. Il s'agit clairement d'une mise à l'écart volontaire de ces derniers. Pourtant, Il n'aurait rien couté de plus à la ligue d'en faire la diffusion puisque, avec les nouveaux moyens de communication, un simple clic de souris suffisait. Il est à craindre que, le cocktail hégémonie - déception de ne pouvoir satisfaire une ambition toute personnelle de certains « indispensables », il nous réserve encore quelques coups de ce genre, jusqu'à la fin du mandat.
Toute direction d'un sport qui se respecte, se doit d'avoir un projet pour celui-ci. Ce projet doit concourir à sa bonne santé. Celle-ci se mesure aux résultats obtenus par son élite sur le terrain et, surtout pas au contenu des discours ou déclarations souvent fallacieuses, de certains de ses dirigeants. Les confrontations extérieures sont autant d'occasions de s'étalonner. Les anciens doivent se demander à quoi cela à servi de se battre pour obtenir l'affiliation de notre football à la CFU et à la CONCACAF. En effet, depuis de nombreuses années notre élite n'a pas participé aux compétitions organisées par ces confédérations. Evidemment élever notre football à ce niveau, demande un minimum d'ambition pour lui. Il est vrai que l'absence, d'une politique sportive annoncée, d'objectifs à atteindre, dispense de l'obligation de rendre des comptes sur le sujet. Le manque d'ambition des dirigeants est l'antichambre de la médiocrité.

L'absence d'une politique sportive pour notre football a des effets divers et pas seulement sur notre quotidien. Pour notre élite, si ce projet existait, des dispositions auraient été prises lors de l'élaboration des calendriers, charpente de la saison, pour que le football guyanais soit dans les meilleures conditions pour être représenté. Comment comprendre que des compétitions internationales dont semble-t-il, nous aurions été les instigateurs, soient si mal placées dans notre saison. Le champion de Guyane pour disputer les tournois, du plateau des Guyanes et des Antilles-Guyane, est obligé de priver ses joueurs de l'inter saison et des fêtes de Noël. Notre représentant en Coupe de France n'a qu'un minimum de matchs officiels avant d'affronter une équipe métropolitaine hiérarchiquement supérieure. Alors qu'il y a une telle concentration de compétitions importantes pendant le dernier trimestre de l'année, les débuts de saisons d'année en année, sont de plus en plus retardés. Ne faisons nous pas preuve de légèreté et d'incohérence ?
Cette façon de décider dans la légèreté et l'incohérence trouve une preuve matérielle au sein même de la Ligue. Dans la cour de celle-ci nous avons tous constaté la construction de deux enclos pompeusement baptisés « fosses techniques ». Ils ont rapidement été laissés à l'abandon. Si le sujet n'était pas si sérieux, je me risquerais une mauvaise plaisanterie. En effet les herbes y sont si abondantes, que pour les rentabiliser ils pourraient servir de parcs à bestiaux. Les médias locaux ont surement décidé de se passer de journalistes sportifs, surtout critiques, car pas un n'a osé à ce jour, faire un reportage sur ces installations qui auraient du propulser notre élite vers les sommets.
Toute cette situation est le fait de nos actes. Dans ma quête de la compréhension de notre monde, je me demande encore, comment avons-nous pu placer au sommet de notre sport et le maintenir pendant si longtemps, un Président qui a une propension à s'assoir pour le simple plaisir, sur tous les fauteuils restés vacants. Ici un strapontin à la Région Guyane, là, un « trône » dans une radio libre, information gardée secrète pendant quelque temps, mais aussi une difficulté certaine à abandonner le « trône » de la Ligue. Est-ce une stratégie d'occupation de l'espace, ou la mission d'un agent que l'on place comme un pion à des points stratégiques de la société, dans le but d'être renseigner ? Il est fort à parier que 4 septembre 2010, nous aurons droit à une nouvelle surprise.
Les quelques dirigeants du football guyanais, qui font encore preuve d'un certain courage en restant à la tête de leurs clubs sont, nous le savons, très fragilisés et préoccupés par le devenir de leurs structures. Là est peut-être la raison de leur manque de réaction. Il faut toutefois qu'ils soient conscients que l'avenir du football guyanais est leur affaire tout autant que le devenir de leur club.
A.JUDICK

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