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SUPERCHERIE

20 avril 2010 - 20:08

 

Nous venons d’être convoqués à une assemblée générale extraordinaire le 24 avril 2010. A première vue quoi de plus normal. Mais, comme le disait un de mes enseignants, « il y a toujours un MAIS qui gâche tout ».

 

Pourquoi cette Assemblée générale extraordinaire ? Alors que l’Assemblée Générale Ordinaire n’a pas été tenue en 2008/2009. Nos Dirigeants ne sont pourtant pas des néophytes. Ils le savent sûrement. Pourquoi se croient-ils autorisés à prendre de pareilles libertés avec nos textes ? A moins qu’ils aient été contraints, à leur corps défendant, par le « bon fonctionnement » de notre Ligue.

 

Le choix d’une Assemblée Générale Extraordinaire n’est pas anodin. L’ordre du jour d’une telle assemblée autorise certaines libertés. Mais, nous ne sommes pas dupes, cette assemblée n’a qu’un but, celui de nous faire adopter le bilan financier 2008/2009, urgence oblige. Par contre, l’ordre du jour d’une assemblée générale ordinaire obéit à un formalisme plus contraignant. Il exige par exemple : La lecture et le vote du rapport d’activités. La fourniture de ce rapport n’est pas toujours exigée lors de la formulation des demandes de subventions, alors que le bilan lui est obligatoire.

 

Tout ceci traduit la perception que certains de nos Dirigeants de Ligue ont de la gestion du Football Guyanais. Nous prendrons quelques exemples :

 

-         Le non respect des textes en matière de tenue d’assemblée générale statutaire

-         La non diffusion des procès-verbaux d’assemblées générales

-         La non adoption des procès-verbaux de l’assemblée générale précédente

-         La non diffusion des procès-verbaux du Comité Directeur

-         La non parution du Bulletin Officiel de la Ligue qui est devenu réglementaire, par son inscription aux Règlements sportifs généraux de la Ligue, adoptés en assemblée générale extraordinaire.

Nous arrêterons ici cette énumération qui pourrait être encore longue, tant le laisser-aller est grand.

 

Revenons à cette assemblée générale extraordinaire. Nous nous interrogeons sur l’attitude à avoir :

 

-         Répondre ou non  à cette convocation ?

 

Nous y rendre prouverait notre respect pour nos institutions. Mais aussi pourrait conforter nos Dirigeants dans leur position, malgré un fonctionnement exécrable. Nous pourrions nous sentir coupables de participation active à cette dernière supercherie.

 

Ne pas nous y rendre, serait sûrement un message fort. Mais si cette action restait à ce seul stade, elle n’aurait servi à rien. Elle deviendrait positive que si elle était suivie d’une autre initiative commune, en vue d’exiger une assemblée générale extraordinaire avec un ordre du jour répondant aux attentes et qui remettrait tout à plat, pour repartir sur d’autres bases.

 

Nous pourrions aussi nous y rendre et rejeter le bilan financier. Mais cela  ne ferait que repousser l’échéance et priverait dans l’immédiat le football guyanais de moyens dont il a tant besoin pour fonctionner.

 

En résumé, nous avons un Comité Directeur qui ne se réunit pratiquement jamais. Quelques « oligarques » qui prennent des décisions. Des membres qui n’osent pas s’élever contre. Beaucoup d’entre eux, ont été dégoûtés par la piètre qualité des débats, les querelles incessantes de certains, le manque de vision de la direction, la faiblesse de la tête de la Ligue. Beaucoup d’entre eux n’assistent plus aux réunions du Comité Directeur depuis bien longtemps. Ce qui à l’usage a fait le jeu de ceux qui alimentaient les querelles pour mieux garder la main et « mieux patauger » au lieu de gérer. Il y a bien eu quelques démissions au sein du Comité Directeur, mais elles sont restées cachées. Nous nous demandons aussi pourquoi certains membres de ce Comité Directeur n’arrivent pas à se faire entendre malgré leur ancienneté ? Pourquoi beaucoup endossent la responsabilité de décisions auxquels ils sont étrangers ? Pourquoi certains évitent de s’exprimer librement et donnent l’impression d’être contraints par quelque chose de si peu définissable, que cela laisse à penser à ce que l’on a appelé dans d’autres sociétés « la loi du silence – l’omerta ». Il y a peut-être de cela, mais aussi de petits calculs. En effet certains doivent se dire, qu’avec les gestionnaires que nous avons au sommet de notre football, il vaut mieux être « dedans que dehors », « plutôt pour que contre », pour garder un œil vigilant et préserver les petits intérêts de leurs clubs. Ce calcul lui aussi, nous en conviendrons n’a pas sa place dans un Comité Directeur.

 

Le danger est là. Il est dans les règles qui ont été instaurées dans notre football. Celles qui conduisent à l’anarchie. Le manque manifeste de prise de distance avec le quotidien qui empêche, ceux qui sont en place pour gérer et promouvoir la discipline, de penser et d’agir en toute objectivité. Il y a pourtant au sein de ce Comité Directeur des personnes qui pourraient dans un autre environnement œuvrer dans le bon sens. Le football a besoin de jeunes Dirigeants, mais surtout, de Dirigeants convaincus, s’impliquant sans arrières pensées politiques ou autres, capables de respecter l’engagement de chaque partie du football Guyanais (Dirigeants, Educateurs, Arbitres, Membres de Commissions et autres). Le football a besoin de rassembler sa famille autour d’un projet pour mieux se faire entendre des décideurs et rétablir la confiance qu’il mérite. 

 

Pour cela il pourrait y avoir une possibilité d’action commune. Cela sous-entend la constitution d’une équipe capable de relever le défi, de prendre la succession, dont nous devons reconnaître qu’elle ne sera pas facile. Nous savons que quelques uns de nos Dirigeants en place au sein de la Ligue, misent sur le fait que, peu d’entre nous seraient partant. De deux choses l’une : ou nous leur donnons raison en restant sans réaction, ou nous nous attachons à prouver le contraire.

 

 

 

 

                                                                                                            A. JUDICK

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